Maître Denis Bracka, avocat à la cour de Paris (Barreau de Paris depuis 1993), a créé son cabinet parisien en 1995. Sa spécialité historique et le cœur de l’activité du cabinet : la représentation des adjudicataires et des enchérisseurs lors des ventes aux enchères immobilières. Le cabinet accompagne également les créanciers poursuivants, les débiteurs saisis et toute autre partie aux procédures de saisie, sur l’ensemble du territoire français.
Que vous souhaitiez enchérir sur un bien immobilier mis en vente aux enchères, contester une procédure de saisie ouverte à votre encontre, ou comprendre vos droits en tant que créancier, le cabinet vous accompagne à toutes les étapes : du commandement de payer valant saisie jusqu’à la distribution du prix après adjudication.
Adresse : 61 rue d’Auteuil, 75016 Paris Téléphone : +33 1 42 24 06 65 Horaires : du lundi au dimanche, 08h-21h
La vente aux enchères immobilière est une procédure judiciaire encadrée par le Code des procédures civiles d’exécution (CPCE), articles L321-1 et suivants et R311-1 et suivants. Elle constitue l’aboutissement d’une saisie immobilière initiée par un créancier muni d’un titre exécutoire. Le bien saisi est mis aux enchères publiques devant le juge de l’exécution du tribunal judiciaire dans le ressort duquel l’immeuble est situé.
Trois grands types de ventes aux enchères immobilières doivent être distingués :
La différence entre ces procédures est expliquée en détail dans l’article Principales différences entre la procédure de saisie immobilière et la licitation judiciaire et dans La vente d’un bien immobilier aux enchères dans le cadre d’une liquidation judiciaire.
Les acteurs principaux d’une vente aux enchères immobilière sont :
Sur le rang et les droits des différents créanciers, voir l’article Créanciers dans la saisie immobilière : rangs, droits et obligations.
La procédure débute par la délivrance, par voie d’huissier, d’un commandement de payer valant saisie. Ce commandement vaut saisie du bien immobilier et est publié au service de publicité foncière.
Le débiteur dispose de 8 jours pour payer les sommes réclamées (article R321-1 CPCE). À défaut de paiement dans ce délai, la procédure à fin de vente de l’immeuble se poursuit.
Important : le commandement de payer valant saisie cesse de plein droit de produire effet dans les 5 ans de sa publication si, à l’expiration de ce délai, il n’a pas été mentionné en marge un jugement constatant la vente du bien saisi (article R321-20 CPCE). Cette péremption est un point de vigilance majeur, tant pour le créancier poursuivant que pour le débiteur.
Une fois le commandement publié, il doit être dénoncé au débiteur et aux créanciers inscrits dans un délai légal précis.
Cas particulier : si le bien saisi constitue la résidence de la famille et appartient en propre à l’un des époux, le commandement doit également être dénoncé au conjoint, au plus tard le premier jour ouvrable suivant la signification de l’acte (article R321-1 CPCE).
Les calculs de délais en saisie immobilière obéissent à des règles spécifiques (jours ouvrables, jours ouvrés, jours fériés) détaillées dans l’article Calcul des délais en saisie immobilière.
Le délai exact pour la dénonciation est expliqué dans Dans quel délai intervient la dénonciation du commandement valant saisie immobilière ?.
Le cahier des conditions de vente est un document fondamental qui fixe les conditions précises de la vente : description du bien, mise à prix, charges, modalités de paiement, conditions suspensives, etc. Tout enchérisseur doit consulter ce document avant d’enchérir.
Le CCV est analysé en profondeur dans l’article Le cahier des conditions de vente (CCV) en saisie immobilière.
L’audience d’orientation est un passage obligatoire de la procédure. Le juge de l’exécution y vérifie la régularité de la saisie, examine les éventuelles contestations du débiteur saisi, fixe les conditions de la vente et arrête la mise à prix.
Le rôle et le déroulement de cette audience sont détaillés dans L’audience d’orientation dans la procédure de saisie immobilière.
La mise à prix est le montant de départ des enchères. Elle est fixée par le juge mais peut être contestée et baissée dans certaines conditions. Voir notamment :
Avant l’audience d’adjudication, la vente fait l’objet d’une publicité légale : publication dans des journaux d’annonces légales, affichage devant le bien, mention au service de publicité foncière. Cette publicité doit respecter des délais précis pour être régulière.
Lors de l’audience d’adjudication, les enchères sont portées publiquement. L’enchérisseur le plus offrant emporte la vente. Pour porter enchère, le futur adjudicataire doit être représenté par un avocat et constituer une caution préalable (chèque de banque irrévocable libellé à l’ordre de la CARPA).
Règle des 90 secondes : conformément à l’article R322-45 CPCE, les enchères sont arrêtées lorsque quatre-vingt-dix secondes se sont écoulées depuis la dernière enchère. Le décompte est effectué par tout moyen visuel ou sonore signalant au public chaque seconde écoulée.
Sur l’art d’enchérir efficacement, voir De l’Art de Porter Les Enchères.
Après l’adjudication, un délai de 10 jours est ouvert pendant lequel toute personne peut surenchérir d’au moins 10 % du prix principal de vente (article R322-50 CPCE).
La surenchère doit ensuite être dénoncée au créancier poursuivant, à l’adjudicataire et au débiteur saisi dans les 3 jours ouvrables suivant sa déclaration, par acte de commissaire de justice (anciennement huissier de justice) ou notification entre avocats, sous peine d’irrecevabilité (article R322-52 CPCE).
Voir l’article Délai du droit de préemption urbain en cas de surenchère immobilière.
Une fois le délai de surenchère expiré sans surenchère, ou après l’adjudication sur surenchère, le jugement d’adjudication devient définitif. Le service de publicité foncière publie ce jugement, ce qui opère le transfert de propriété au profit de l’adjudicataire.
Sur la nature du titre de vente :
Le prix payé par l’adjudicataire est ensuite distribué entre les créanciers selon leur rang de privilège. La procédure de distribution est encadrée et le créancier poursuivant peut être contraint d’agir dans des délais précis.
L’article Distribution du prix de vente en saisie immobilière : que faire en cas d’inaction du créancier poursuivant ? traite des recours possibles en cas d’inaction.
Voir aussi Les droits de mutation et le taux d’intérêt légal dans le cadre de la saisie pour le détail des frais de mutation à la charge de l’adjudicataire.
Pour porter enchère lors d’une vente aux enchères immobilière, plusieurs conditions sont à remplir :
Conformément aux dispositions du Code des procédures civiles d’exécution, les enchères ne peuvent être portées que par un avocat inscrit au barreau du tribunal judiciaire du lieu de la vente. Vous ne pouvez pas enchérir personnellement, même en présence physique à l’audience. Cette règle est d’ordre public.
L’enchérisseur doit donner à son avocat un pouvoir spécial d’enchérir, qui précise le bien concerné et le plafond maximum d’enchère autorisé. Ce pouvoir doit être remis à l’avocat avant l’audience.
Avant l’audience, l’enchérisseur doit remettre à son avocat une caution bancaire irrévocable ou un chèque de banque libellé à l’ordre de la CARPA (Caisse Autonome de Règlements Pécuniaires des Avocats) du barreau concerné.
Le montant est fixé à 10 % du montant de la mise à prix, sans que ce montant puisse être inférieur à 3 000 €. Cette règle légale s’impose et le montant exact applicable est précisé dans le cahier des conditions de vente.
Attention : tous les chèques de banque ne se valent pas, et tous ne sont pas authentiques. Le cabinet a publié plusieurs articles précisément sur ce sujet pour vous éviter de mauvaises surprises :
Maître Bracka intervient à chaque étape du processus :
Pour une analyse approfondie, voir notamment De l’Art de Porter Les Enchères et Procédure d’Expulsion et Vente aux Enchères : Focus sur l’Article R322-46.
La période qui suit l’adjudication peut donner lieu à plusieurs incidents juridiques que le cabinet maîtrise particulièrement.
Toute personne disposant des moyens financiers peut surenchérir dans les 10 jours qui suivent l’adjudication. La surenchère doit être d’au moins 10 % du prix principal de vente (article R322-50 CPCE). Elle est portée par l’intermédiaire d’un avocat et doit être dénoncée au créancier poursuivant, à l’adjudicataire et au débiteur saisi dans les 3 jours ouvrables suivant sa déclaration, par acte de commissaire de justice (anciennement huissier de justice) ou notification entre avocats, sous peine d’irrecevabilité (article R322-52 CPCE).
Sur la surenchère, le cabinet a publié des analyses approfondies :
Une enchère peut être annulée en cas d’irrégularité formelle. Notamment :
En cas de défaillance de l’adjudicataire (non-paiement du prix dans les délais), une procédure de réitération des enchères peut être engagée. Elle se distingue de la résolution de plein droit de la vente.
Voir Différence entre réitération des enchères et résolution de la vente de plein droit.
Le débiteur saisi dispose de plusieurs leviers pour suspendre ou contester la procédure :
Conformément à l’article R322-64 CPCE, le jugement d’adjudication constitue un titre d’expulsion contre le débiteur saisi. L’adjudicataire peut faire procéder à l’expulsion à compter du paiement du prix (ou de sa consignation) et du paiement des frais taxés.
Le cabinet accompagne tant les adjudicataires que les occupants. Voir notamment :
En règle générale, la saisie immobilière est poursuivie devant le juge de l’exécution du tribunal judiciaire dans le ressort duquel l’immeuble saisi est situé.
Des exceptions existent : il est par exemple possible de représenter, depuis Paris, un client souhaitant enchérir sur un bien situé hors Île-de-France (par exemple une villa dans le sud de la France mise aux enchères). Maître Bracka intervient ainsi régulièrement devant des juridictions hors de Paris, sur tout le territoire national, dès lors que la stratégie du client le justifie.
À Paris, la juridiction compétente est le Tribunal judiciaire de Paris, situé au Parvis du Tribunal de Paris, 29-45 Avenue de la Porte de Clichy, 75017 Paris (depuis le déménagement de 2018 du palais de justice de la Cité). Métro : ligne 13 ou 14, station Porte de Clichy.
Pour les biens situés en Île-de-France hors Paris intra-muros, ce sont les tribunaux judiciaires de chaque département qui sont compétents (Nanterre pour le 92, Bobigny pour le 93, Créteil pour le 94, Versailles pour le 78, Évry-Courcouronnes pour le 91, Pontoise pour le 95, Meaux ou Fontainebleau selon la localisation pour le 77).
Le cabinet, situé au 61 rue d’Auteuil dans le 16e arrondissement, est particulièrement actif devant le Tribunal judiciaire de Paris et intervient également devant les autres juridictions d’Île-de-France et sur l’ensemble du territoire national.
Les honoraires du cabinet sont fixés par convention écrite, conformément à la déontologie de la profession d’avocat. Ils varient selon la complexité du dossier, le montant en jeu, et la nature de la prestation (conseil, représentation à audience, suivi de procédure, surenchère, etc.).
Voir notre page dédiée : Honoraires.
Oui, la représentation par avocat est obligatoire. Vous ne pouvez pas enchérir personnellement, même en présence physique à l’audience. L’avocat doit être inscrit au barreau du tribunal judiciaire du lieu de la vente.
En cas de non-paiement, vous risquez une procédure de réitération des enchères. Le bien sera remis en vente à vos frais et risques, et vous pourrez être condamné à payer la différence entre votre adjudication et le nouveau prix obtenu, en plus des frais de procédure. Le détail est expliqué dans Différence entre réitération des enchères et résolution de la vente de plein droit.
Une procédure de saisie immobilière classique, du commandement de payer à l’adjudication, dure généralement entre 12 et 24 mois selon la complexité du dossier, les contestations soulevées, l’encombrement de la juridiction et les éventuelles suspensions (surendettement, redressement, sursis). À noter que le commandement de payer valant saisie a une durée de validité de 5 ans à compter de sa publication (article R321-20 CPCE).
Le délai de surenchère est de 10 jours à compter de l’adjudication. Le montant de la surenchère doit être d’au moins 10 % du prix principal de vente (article R322-50 CPCE). La surenchère doit être portée par l’intermédiaire d’un avocat et dénoncée au créancier poursuivant, à l’adjudicataire et au débiteur saisi dans les 3 jours ouvrables suivant sa déclaration, sous peine d’irrecevabilité (article R322-52 CPCE).
La caution est fixée à 10 % du montant de la mise à prix, sans que ce montant puisse être inférieur à 3 000 €. Elle prend la forme d’une caution bancaire irrévocable ou d’un chèque de banque libellé à l’ordre de la CARPA du barreau concerné.
La mise à prix est fixée par le juge de l’exécution lors de l’audience d’orientation, sur la base de l’évaluation du bien réalisée par un huissier ou un expert. Elle peut être contestée et le débiteur saisi peut demander une baisse dans certaines conditions. Voir La mise à prix en matière de saisie immobilière.
Le locataire en place avec un bail régulier (notamment un bail authentique ou ayant date certaine) bénéficie du maintien de son bail à l’égard du nouveau propriétaire adjudicataire. Voir Bail authentique ou ayant date certaine et Droits des locataires et occupants après saisie immobilière.
Oui, plusieurs voies de suspension sont possibles : ouverture d’une procédure de surendettement, redressement judiciaire, sursis à l’exécution sur recours d’appel, contestation de la clause de déchéance du terme. Chaque situation appelle une analyse juridique précise.
L’adjudicataire doit s’acquitter du prix d’adjudication, des frais de procédure (frais préalables, frais de publicité, émoluments, etc.) et des droits de mutation (droits d’enregistrement). Voir Les droits de mutation et le taux d’intérêt légal dans le cadre de la saisie immobilière et Taux réduit des droits d’enregistrement en 2025.
La saisie d’un bien en indivision suit des règles particulières et conduit fréquemment à une procédure de licitation judiciaire. Voir Principales différences entre la procédure de saisie immobilière et la licitation judiciaire.
Pour approfondir un point précis de la procédure, retrouvez l’analyse détaillée dans nos articles d’expertise.
Procédure et délais :
Surenchère et caducité :
Chèque de banque et caution :
Titre de vente, adjudication, expulsion :
Distribution du prix et frais :
Recours et suspensions :
Locataires et autres acteurs :
Cas particuliers :